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Mission archéologique française à Eski-Mossoul (Irak)

  • FRAEPMSHRG-MAEMO
  • Corporate body
  • 1983-1987

En 1982, lors du projet de construction d'un barrage sur le Tigre, le Service Irakien des Antiquités et du Patrimoine lance un appel à coopération internationale.
En 1983, la mission archéologique française entreprend des fouilles de sauvetage dans la région d'Eski Mossoul (Mésopotamie du Nord) sous la direction de Luc Bachelot et de Jean-Daniel Forest. La concession obtenue par les archéologues français est une zone d'environ 2,5 x 3 kilomètres dans la partie sud-est de la vallée autour des villages modernes de Karkhush et Rownak. Cette zone a été choisie en fonction du matériel céramique reconnu lors d'une précédente prospection. L'exploration, conduite durant cinq mois, est organisée en quatre campagnes entre 1983 et 1985. Une dernière campagne pour l'étude du matériel céramique a lieu en 1987.
Deux sites distincts ont été identifiés : Khirbet Derak et Tell Kutan. Le premier site était complètement érodé : seuls quelques lambeaux de couches et des fosses à argile remployées comme dépotoir étaient en place mais aucun vestige architectural n'a été repéré. Cependant, le matériel recueilli était intéressant : céramique du Halaf récent, matériel obeidien et tessons de transition (pâte Halaf et décor Obeid).
Tell Kutan était mieux conservé et l'équipe a pu obtenir des résultats ; des niveaux Halaf et Ninivite V ont été explorés. En 1984, les archéologues ont pu déterminer l'extension du site en procédant à six sondages au sud-ouest du wadi et sept sondages au nord-est. Tell Kutan devait couvrir 250 mètres du nord-est au sud-ouest et 130 mètres du sud-est au nord-ouest, mais le lit de la rivière s'est élargi, entraînant tout sur son passage.
L'architecture est bien représentée : installations complexes et de grande taille, habitat en brique crue sur soubassement en pierre, tombes d'enfants et quelques tombes d'adulte (les corps sont généralement enterrés dans des jarres).
Trois types de céramique ont été identifiés : une céramique commune à pâte rosée, montée à la main (36 % du matériel céramique : jarres, bassins, jattes, bols, couvercles, marmites à quatre anses oreillettes) ; une céramique peinte, en rouge violacé, montée à la main (21 % du matériel céramique : décors géométriques ou naturalistes, vases ouverts de toutes tailles, vases fermés ; la plupart sont montés sur pied) ; une céramique grise, fine, montée au tour, incisée et excisée (26 % du matériel céramique : bols, petits pots, vases miniatures).
Des sceaux cylindres en pierre grise (Ninivite V) et de nombreuses empreintes de sceaux à décor naturaliste ou géométrique découverts pendant les fouilles montrent les relations entre la Mésopotamie du nord et celle la Mésopotamie du sud. Ont été également mis au jour des fragments de lames de silex utilisées en tant que faucilles.
La faune est composée majoritairement de chèvres et de moutons (43 % des 1398 os identifiés par E. Vila), de porcs (10 %) et de bœufs.
Pour mener à bien ses travaux, la mission a bénéficié du soutien du département des Antiquités de la région nord de l'Iraq (State Organization for Antiquities and Heritage), de la Délégation archéologique française en Iraq, du Ministère français des affaires étrangères et du CNRS. Le matériel a été déposé au Musée de Bagdad.

Mission archéologique française au Costa Rica

  • FRAEPMSHRG-MACR
  • Corporate body
  • 1957-1990

Dans la cadre de la Mission archéologique française au Costa Rica, Claude-François Baudez a d'abord conduit des fouilles sur le site Papagayo et dans la vallée du Tempisque (1957-1960) puis dans le delta du Diquis en 1990.

Mission archéologique en Colombie "El Morro"

  • FRAEPMSHRG-MACEM
  • Corporate body
  • 1994-2001

La mission, sous la direction de Jean-François Bouchard, directeur de recherche au CNRS, a pour objectif l'étude du littoral Pacifique Nord équatorial (Nord de l’Équateur et Sud de la Colombie) entre le VIe siècle av. J.-C. et 1532 après J.-C.
L'étude, conduite à partir du site d'El Morro, porte en particulier, sur le rôle de ce site dans les échanges interrégionaux sur ce littoral.
La Mission a bénéficié du soutien du ministère des Affaires étrangères. Elle a été menée dans le cadre de l'UPR 312 du CNRS en collaboration avec l'Institut colombien d'anthropologie.

Mission archéologique française de Cap Andreas-Kastros et de Khirokitia (Chypre)

  • FRAEPMSHRG-MACAKKH
  • Corporate body
  • 1970-2009

Connue depuis les fouilles de P. Dikaios à Khirokitia et leur publication en 1953, l’existence d’un Néolithique précéramique à Chypre posait plusieurs questions parmi lesquelles :

  • comment rendre compte des aspects originaux de cette culture et de son décalage culturel par rapport au continent ?
  • d’où procédait ce Néolithique qui était alors la plus ancienne manifestation connue d’une présence humaine sur l’île ?

C’est pour tenter d’y répondre que la Mission archéologique française dirigée par Alain Le Brun entreprit en 1970, la fouille de Cap Andreas-Kastros, petit site installé sur la côte nord-est de l’île et daté du néolithique précéramique.
L’invasion de Chypre par l'armée turque en 1974 entraina une réorientation des recherches archéologiques dans l’île. Les recherches de la mission archéologique se portèrent alors sur le site de Khirokitia, gros village néolithique installé à quelques kilomètres du littoral au sud de l'île.
Les objectifs restaient identiques, mais dans un autre cadre, les deux établissements différant l’un de l’autre par leur position géographique, par leur environnement, par leur taille, par leur économie et par leur développement. A ces objectifs s’en ajoutaient également d’autres suscités par l’ampleur du site et concernant en premier lieu son inscription dans l’espace et l’organisation de l’établissement. Les fouilles entreprises en 1977, sous la direction d’Alain Le Brun et d’Odile Daune-Le Brun, furent achevées en 2009.

La culture illustrée par ces deux sites datés des 7e-6e millénaires avant notre ère, appelée « Culture de Khirokitia » ou Néolithique précéramique récent de Chypre, apparaît aujourd’hui comme l’aboutissement d’une évolution culturelle qui a débuté avec l’installation sur l’île, dès le 9e millénaire avant notre ère, de communautés d’agro-pasteurs montrant de nettes affinités avec celles du continent voisin. A la fin du 8e millénaire les contacts qu’entretenait Chypre avec le continent semblent peu à peu se relâcher, l'île paraît alors suivre une trajectoire particulière, à l’écart des influences continentales. La « culture de Khirokitia » disparaît au cours du 6e millénaire, l’île semble alors désertée. Après une période d’abandon de plusieurs siècles, le site de Khirokitia est réoccupé au cours du 5e millénaire, au cours du Néolithique céramique ou « culture de Sotira », avant d’être définitivement abandonné.

La richesse et la variété de la documentation recueillie, qui s’appuie sur un cadre stratigraphique précis, permettent une multiplicité d’approches et son intérêt est d’autant plus vif qu’elle illustre l’aboutissement d’un processus de colonisation dont on connaît maintenant sinon les tout premiers débuts, du moins une phase très ancienne. Pouvant ainsi être mise en perspective, elle constitue un point de référence à partir duquel il est possible de suivre l’élaboration du Néolithique précéramique chypriote avec ses spécificités propres, la mise en place des espèces cultivées, l’évolution de la faune, les transformations de l’environnement sous l’effet des impacts anthropiques et climatiques.

Les derniers travaux de terrain à Khirokitia ont apporté de nouveaux indices d’une continuité entre les deux épisodes de la préhistoire chypriote, le Néolithique précéramique et le Néolithique céramique, qui suggèrent que loin d’avoir été complètement désertée, l’île semble être restée occupée, mais par une population qui apparemment a changé de style de vie, préférant de petites communautés plus mobiles et, par conséquent, archéologiquement moins facilement détectables.

Les recherches sur ces deux sites ont pu être conduites grâce à la bienveillance du Département des Antiquités de la République de Chypre et au soutien du CNRS et de la Direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques (Commission consultative des recherches à l’étranger, sous-direction des Sciences sociales et Humaines) auprès du Ministère des affaires étrangères.

Mission archéologique française de Cap Andreas-Kastros (Chypre)

  • FRAEPMSHRG-MACAK
  • Corporate body
  • 1970-1973

L’ouverture en 1970 du chantier de Cap Andreas–Kastros a marqué la reprise des travaux sur le Néolithique précéramique de Chypre qui, depuis la fouille du site de Khirokitia par P. Dikaios dont la publication datait de 1953, n’avait fait l’objet d’aucune recherche sur le terrain. L’existence d’un Néolithique précéramique à Chypre posait plusieurs questions parmi lesquelles :

  • comment rendre compte des aspects originaux de cette culture et de son décalage culturel par rapport au continent ?
  • d’où procédait ce Néolithique qui était alors la plus ancienne manifestation connue d’une présence humaine sur l’île ?

Occupé au tournant des 7e-6e millénaires avant notre ère, le site du Cap Andreas est le seul site côtier fouillé de façon extensive. Ce petit village de pêcheurs néolithiques est logé dans un amphithéâtre naturel dominant la mer et offrant une superficie estimée à 1700 m2, dont seuls 250 m2 ont été explorés.
Doublement différent de Khirokitia par sa position géographique (à l’extrême pointe nord-est de l’île) et par son environnement (il est installé au bord de la mer), ce site, qui a livré l’image de la première exploitation marine côtière d’une zone vierge, a dévoilé un nouvel aspect du Néolithique précéramique : il est le seul site pour lequel toutes les ressources marines sont prioritaires et où les mammifères jouent un rôle secondaire.

Une brève campagne de reconnaissance en 1969, fut suivie de quatre campagnes (1970-1973) effectuées successivement dans le cadre des RCP 50 puis RCP 362 (Recherches Coopératives sur Programme : « Civilisations préhistoriques et protohistoriques du Proche-Orient asiatique »).
En 1974, l'invasion de Chypre par l'armée turque marque l'arrêt de l'exploration du site devenu inaccessible car situé dans la partie occupée par l'armée. Les recherches de la mission archéologique se portent alors sur le site de Khirokitia, gros village installé à plusieurs kilomètres du littoral au sud de l'île.

Le matériel issu des fouilles est déposé au Musée de Chypre à Nicosie. Deux campagnes d'étude du matériel ont été effectuées au Musée archéologique de Nicosie en 1975 et 1976.
Le site a été détruit par l’armée turque en 2005.

La publication des recherches à Cap Andreas Kastros a été assurée par la Direction Générale des Relations Culturelles du Ministère des affaires étrangères :
LE BRUN A, 1981. Un site néolithique précéramique en Chypre : Cap Andreas-Kastros. Paris : Editions ADPF (Recherche sur les grandes civilisations. Études néolithiques. Mémoire 5).

Les résultats des recherches à Cap Andreas Kastros ont également fait l'objet d'autres publications, notamment :
DAVIS S.J.M., 1989. Some more animal remains from the Aceramic Neolithic of Cyprus, in LE BRUN A. (éd.) Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre), 1983-1986 : 189-221. Paris : Edition Recherche sur les Civilisations (Etudes néolithiques, Mémoire 81).
DESSE J. et DESSE-BERSET N. 1994. Stratégies de pêche au 8e millénaire : les poissons du Cap Andreas – Kastros, in LE BRUN A. (éd.) Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre), 1988-1991 : 335-60. Paris : Edition Recherche sur les Civilisations (Etudes néolithiques).
CATALIOTTI J. 1994. La malacofaune marine du Cap Andreas – Kastros, in LE BRUN A. (éd.) Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre), 1988-1991 : 361-92. Paris : Edition Recherche sur les Civilisations (Etudes néolithiques).

Mission archéologique française de Bactriane (Afghanistan)

  • FRAEPMSHRG-MABA
  • Corporate body
  • 1974-1982

La Mission archéologique française de Bactriane a été créée par Jean-Claude Gardin en 1974. Elle a été financée par la DGRCST du ministère des Affaires étrangères dans le cadre de l'URA 10 du Centre de recherches archéologiques du CNRS avec le concours de la Délégation archéologique française en Afghanistan et le musée Guimet. En 1983, Jean-Claude Gardin fonde la Mission archéologique française en Asie centrale (MAFAC) qui succède à la Mission de Bactriane.

Entre 1974 et 1978, des prospections ont été menées en Bactriane orientale, région qui s'étend de la rive gauche de l'Amu Darya entre les premiers contreforts de l'Hindukush à l'est et le désert de Kunduz Tashqurgan à l'ouest. L'équipe était constituée de 8 membres : Jean-Claude Gardin, directeur ; Henri-Paul Francfort, archéologue alors directeur adjoint de la Délégation archéologique française en Afghanistan ; Pierre Gentelle, géographe et Bertille Lyonnet, céramologue ; un représentant de l’Institut afghan d’archéologie et deux de ses collaborateurs. Cinq campagnes ont été menées. Elles ont abouti à l’ouverture du chantier de fouilles de Shortughaï, établissement de l’Age du Bronze, fondé par des colons venus de la vallée de l’Indus vers 2200 av. J.-C. et abandonné vers le milieu du IIe millénaire.
Shortughaï est situé à 21 km du confluent de la Kokcha et de l’Amu Darya dans la province du Takhar. En 1976, deux sondages sont réalisés, l’un sur la butte A, l’autre sur la butte B du site principal. Devant l’intérêt des trouvailles, les autorités afghanes (Institut Afghan d’Archéologie) et les institutions françaises (DGRC du MAE, DAFA, URA 10) décident de poursuivre les recherches.
Le programme comprend 3 campagnes de terrain aux printemps 1977, 1978, 1979 et une saison d’étude du matériel à Kaboul au printemps 1980.
L'établissement de Sbortugaï est composé de 6 buttes disposées au bord d'une terrasse alluviale laissée par un ancien méandre de l'Amu Darya, et qui domine la partie basse de la plaine de plus de 2 mètres. Les buttes sont hautes de 4,50 m pour la plus haute et 2,50 m au maximum pour les autres :
1) le « tépé » 209, butte A, le plus haut, est de forme elliptique, de 150 mx75 m environ
2) au N., la butte B mesure 200 mx50 m environ
3) au N.E. une petite butte, C, de forme circulaire, mesure 10 m environ de diamètre
4) à l'E. une butte allongée (D) mesure 100 m x l5 m environ
5 et 6) au S.E. et au S., deux buttes assez plates, E et F
L'établissement de Shortughaï est la première manifestation connue d'une colonisation par la civilisation de l'Indus des régions situées au nord de la chaîne de l'Hindou-Kouch.

Mission archéologique franco-britano-syrienne de Al Namara

  • FRAEPMSHRG-MAAN
  • Corporate body
  • 1996

La Mission archéologique franco-britano-syrienne de Al Namara (Syrie) a été co-dirigée en 1996 par Frank Braemer, directeur de recherche au CNRS, directeur adjoint du Centre de recherches archéologiques (Valbonne) entre 1993 et 1997.

Salanova Laure

  • FRAEPMSHRG-LS
  • Person
  • Chercheur au CNRS à partir de 1999

Klaric Laurent

  • FRAEPMSHRG-LK
  • Person
  • Chercheur au CNRS à partir de 2005

Kahil Lilly

  • FRAEPMSHRG-LIK
  • Person
  • 1926-2002

DIPLOMES

  • 1942-43 : Baccalauréat de l'enseignement secondaire (Le Caire).
  • 1947 : Licence ès-Lettres (Sorbonne).
  • 1948 : Diplôme d'études supérieures classiques.
  • 1954 : Doctorat ès-Lettres (Sorbonne), doctorat d'Etat, prix Salomon Reinach de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres.

FONCTIONS

  • 1949-1954 : Membre étranger de l'Ecole Française d'Athènes.
  • 1954-1955 : Membre de l'Institute for Advanced Study, Princeton.
  • 1955-1957 : Attachée de recherches au CNRS, détachée à Athènes jusqu'en juin 1956.
  • 1957-1960 : Professeur extraordinaire à l'Université de Fribourg, Suisse.
  • Après 1960 : Professeur ordinaire à la même université (à partir de 1979 à temps partiel).
  • A partir de 1957 : Chargée de mission au Département des Antiquités grecques et romaines du Musée du Louvre, Paris.
  • A partir de 1963 : Professeur invité à l'Université Laval (Québec).
  • 1967 : Membre de l'Institute for Advanced Study, Princeton.
  • 1969 à 1979 : Professeur à l'Université de Paris X.
  • A partir de 1979 : assure libéralement un séminaire hebdomadaire de troisième cycle.
  • Eté 1969 : Entretiens sur l'Antiquité classique, Fondation Hardt, Genève.
  • A partir de 1973 :Secrétaire général du Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae. Secrétaire général de la Fondation pour le LIMC.
  • 1974, 1977, 1978 : Membre de l'Institute for Advanced Study, Princeton.
  • A partir de 1979 : Directeur de recherche titulaire au CNRS.

DISTINCTIONS

  • A partir de 1965 : Membre correspondant de l'Institut Archéologique Allemand.
  • A partir de 1975 : Membre correspondant de l'Institut Archéologique Autrichien.
  • Janvier-mars 1985 : Norton Lecturer de l'Archeological Institute of America (conférences dans 20 universités américaines).
  • Mars-avril 1985 : Visiting Professor of the Australian Archaeological Institute at Athens (Universités de Sydney, Melbourne, Armidale, Canberra, Brisbane, Adelaide, Hobarth, Perth : conférences et séminaires).
  • Mai 1988 : Docteur honoris causa de l'Université d'Athènes (Ethnikon kai Kapodistriakon Panepistimion Athinôn).
  • Janvier 1989 : Foreign Honorary Member of the Archaeological Institute of America.
  • Avril 1989 : Membre d'honneur de la Société Archéologique d'Athènes.
  • Juin 1990 : Docteur honoris causa de l'Université Laval, Québec.
  • Octobre 1992 : Membre correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris.
  • Octobre 1992 : Membre correspondant de la Fondation pour la Culture hellénique, Athènes.

Dubertret Louis

  • FRAEPMSHRG-LDU
  • Person
  • 1904-1979

Louis Dubertret était géologue. Il a participé aux fouilles de Kirbet El Umbashi en 1933.

Bachelot Luc

  • FRAEPMSHRG-LB
  • Person
  • Chercheur au CNRS à partir de 1987

Chantier international de fouilles de Ksar' Aqil (Liban)

  • FRAEPMSHRG-KA
  • Corporate body
  • 1969-1975

Les fouilles du site de Ksar' Aqil ont débuté pendant l'été 1969, sur l'initiative de l’Émir Maurice Chehab, directeur général des antiquités du Liban.
Ce gisement préhistorique, situé sur le versant nord du Ouadi Antélias, à dix kilomètres à vol d'oiseau du centre de Beyrouth et à deux kilomètres de la mer, avait fait l'objet d'une grande fouille lors de deux campagnes en 1937-1938 et en 1947 par les Pères Doherty, Ewing, Mahan, Murphy et le Professeur H.-E. Wright.
Ces fouilles ont permis de dégager une stratigraphie du Paléolithique moyen, du Paléolithique supérieur et de l'Epipaléolithique. Elles ont montré que cet abri sous roche présentait toutes les caractéristiques d'un gisement de référence pour la préhistoire du Proche-Orient.
L'objectif des fouilles dirigées par Jacques Tixier était d'approcher l'origine de l' " Aurignacien du Levant ", de suivre son évolution et celle de tout le Paléolithique supérieur, de contribuer à la question des relations avec la préhistoire européenne et d'apporter de nouveaux éléments sur l'origine de l'Aurignacien en Europe occidentale.
Au cours de sept campagnes de fouilles menées entre 1969 et 1975, les huit mètres supérieurs d'une stratigraphie de 23,50 mètres (soit la hauteur d'un immeuble de sept étages) ont révélé une occupation du site de 50 000 à 10 000 avant J.-C.
Deux zones ont été fouillées : une zone d'habitat où ont été mis au jour des sols d'occupation avec des agencements encore en place et une zone dite géologique qui a permis d'établir un cadre chrono-stratigraphique du Paléolithique supérieur du Proche-Orient. Dans cette zone, deux coupes ont été établies : une coupe sagittale (N.-S.) et une coupe frontale (E.-O.). Les fouilles ont mis au jour des outils lithiques, des nucleus, des déchets caractéristiques, des restes osseux, des coquilles terrestres et marines, des sols d'habitats.
L'étude de ce site a fait intervenir de nombreux spécialistes en sédimentologie, palynologie, zoologie, malacologie, pédologie, en étude des parures, de l'os travaillé, des agencements, des relations avec la mer, de la paléoécologie. Ces études ont permis d'établir une stratigraphie précise des couches supérieures du site, de dresser un tableau de l'outillage de la fin du paléolithique supérieur au Proche-Orient et d'avoir des informations sur les types d'occupation dans la zone d'habitat
Les recherches ont bénéficié d'un financement du CNRS, dans le cadre de la RCP (Recherche coopérative sur programme) 50 puis de la RCP 362, et d'une subvention de la Wenner-Gren Foundation for Anthropological Research (New York) en 1971 et 1972.

Tixier Jacques

  • FRAEPMSHRG-JT
  • Person
  • Chercheur au CNRS à partir de 1955

Farruggia Jean-Paul

  • FRAEPMSHRG-JPF
  • Person
  • Chercheur au CNRS à partir de 1983

Demoule Jean-Paul

  • FRAEPMSHRG-JPD
  • Person
  • Enseignant-chercheur à partir de 1969
Results 81 to 100 of 194