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Parrot André

Zone d'identification

Type d'entité

Personne

Forme autorisée du nom

Parrot André

Forme(s) parallèle(s) du nom

Forme(s) du nom normalisée(s) selon d'autres conventions

Autre(s) forme(s) du nom

Numéro d'immatriculation des collectivités

Zone de description

Dates d'existence

1901-1980

Historique

Archéologue orientaliste français, inventeur du site de Mari.

Fils d'un pasteur de l'église luthérienne du pays de Montbéliard, il est reçu à Saint-Cyr, mais choisit en 1921 de faire des études à la Faculté de théologie protestante de Paris, puis les reprend de 1929 jusqu’à son doctorat de théologie en 1938.

Elève de l’Ecole du Louvre dès 1924, il suit les cours de R. Dussaud.

Il participe, en 1926, aux fouilles de Neirab près d’Alep, sous la direction des pères Carrière et Barrois, de l’Ecole biblique de Jérusalem, dont il est boursier jusqu’en 1928. En 1927, il dirige une exploration de la ville basse de Baalbek et, en 1928, participe aux fouilles de Byblos sous la direction de M. Dunand. En 1929, il décide de s’orienter vers l’archéologie mésopotamienne : d’abord en Iraq, sous mandat britannique, où il participe, avec R. Ghirshman, à la fouille de Tello-Lagash, sous la direction de l’abbé de Genouillac ; en 1933, il explore le site de Larsa, où il retournera en 1967. En 1933 encore, à la demande de H. Seyrig, il se rend sur le site de Tell Hariri, au bord de l’Euphrate, non loin de la frontière syro-irakienne, où a été fortuitement découverte une grande statue ; il identifie la cité de Mari disparue au milieu du IIe millénaire. De 1933 à 1974, il y mène vingt et une campagnes et dégage un immense palais qui livre non seulement des œuvres d’art en grand nombre, mais aussi de très riches archives de milliers de tablettes cunéiformes, dont il confie l’étude à une équipe d’épigraphistes dirigée par G. Dossin et composée de MM. Jean, Boyer, Kupper, Nougayrol, Jestin et de Mlle Rutten ; les archives sont publiées dans la collection des Textes cunéiformes du musée du Louvre. F. Thureau-Dangin consacre plusieurs articles de la Revue archéologique à des documents issus de Mari.

Conservateur adjoint du département des antiquités orientales du Louvre en 1936, en conservateur en chef en 1946, il devient inspecteur général des Musées en 1965 ; en 1967, grâce à la confiance que lui manifeste A. Malraux, il devient le premier Directeur du musée du Louvre.

Elu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1963, il en assure la présidence en 1970.

Il occupe le poste de secrétaire général de la Commission des fouilles au ministère des Affaires étrangères de 1959 à 1973.

Il enseigne à l’Ecole du Louvre et à la Faculté de théologie protestante de Paris et assure la direction de Syria et de la Revue d’Assyriologie. Par ses travaux à Mari, A. Parrot perpétue la brillante tradition française de l’archéologie mésopotamienne.

Lieux

Statut juridique

Fonctions et activités

Textes de référence

Organisation interne/Généalogie

Contexte général

Zone des relations

Zone du contrôle

Identifiant de la description

FRAEPMSHRG-AP

Identifiant du service responsable de la description

Règles et/ou conventions utilisées

Niveau d'élaboration

Niveau de détail

Dates de production, de révision et de suppression

Langue(s)

Écriture(s)

Sources

GRAN-AYMERICH Eve, Dictionnaire biographique d’archéologie, 1798-1945, CNRS Editions, Paris, 2001.

Notes relatives à la mise à jour de la notice