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Fonds ALG70/1-160/2/5 - André Leroi-Gourhan. Ethnologie préhistorique

Zone d'identification

Code de référence

ALG70/1-160/2/5

Intitulé

André Leroi-Gourhan. Ethnologie préhistorique

Date(s)

  • 1925-1986 (Production)

Niveau de description

Fonds

Importance matérielle et support

11,20 m.l.
235 Mo (166 fichiers)
303 articles

Zone du contexte

Nom du producteur

Leroi-Gourhan André (1911-1986)

Notice biographique

André Leroi-Gourhan peut être qualifié à la fois d'anthropologue, d'orientaliste, de zoologue, d'ethnologue et de préhistorien. Sa riche carrière et ses nombreuses activités ont fait de lui une référence dans ses domaines de prédilection.

Les années de formation
Fils de Georges Leroi et de Marcelle Gourhan, André Leroi naît le 25 août 1911 à Paris. Après le décès de son père en 1915, il est élevé par ses grands-parents maternels. C'est pourquoi il ajoutera le patronyme " Gourhan " à celui de son père. Dès son plus jeune âge, il va régulièrement au Jardin des plantes et au Muséum d'histoire naturelle. De plus, il se promène souvent dans les bois avec des naturalistes et des préhistoriens. Enfant curieux, il aime étudier des crânes et disséquer de petits animaux. Il parcourt aussi les marchés aux puces en quête d'objets de la vie quotidienne venus d'horizons lointains (Europe, Afrique, Asie, Amérique). Mais le jeune André a une scolarité difficile. Il avouera lui même que seuls le français et les sciences naturelles l'intéressent. En 1925, il quitte l'école et devient apprenti dans la bonneterie puis dans l'édition et la librairie.
Malgré l'abandon rapide de l'école, André Leroi-Gourhan se forme par lui même et choisit les disciplines qui l'intéressent. La lecture de " Les hommes fossiles " de Marcellin Boule le fascine. Dès 1927, il fréquente l'École d'anthropologie de Paris, fondée en 1875 par Paul Broca. Il y suit les cours de Raoul Anthony, titulaire de la chaire d'anthropologie anatomique, et de Georges Papillault. Souhaitant devenir bibliothécaire, il suit des cours dans ce sens. Il fait alors un stage pratique à la bibliothèque Forney de la ville de Paris au cours duquel il rencontre Mlle Arrivot qui a une influence déterminante sur le jeune André Leroi-Gourhan. Elle l'incite à se faire baptiser alors qu'il est issu d'une famille athée. Elle lui permet en outre de rencontrer Paul Boyer. Remarquant son potentiel, ce dernier, administrateur de l'École des langues orientales, lui enseigne le russe et lui conseille de persévérer dans ses études. Il le pousse aussi vers l'apprentissage du chinois avec Marcel Granet. André Leroi-Gourhan se passionne alors pour les civilisations et les langues extrêmes orientales. En 1931, il est diplômé de l'École des langues orientales en russe, puis en chinois en 1933. Cette même année, il obtient également une licence de lettres.

Premiers pas professionnels
Dans les années 1930, André Leroi-Gourhan se présente à Paul Rivet, alors directeur du Musée d'ethnologie du Trocadéro (qui deviendra le Musée de l'Homme en 1937). Bénévole, il est affecté à la section Eskimos dans le département Amérique. Grâce à Georges-Henri Rivière, nommé sous-directeur du musée et chargé de le réorganiser, il apprend les bases de la muséographie. Il participe notamment en 1934 à l'exposition " Les Eskimos " et en 1935, à l'exposition " L'Indonésie ".
Parallèlement à ses activités au Musée du Trocadéro, il est employé comme secrétaire adjoint de Paul Boyer puis comme bibliothécaire à l'École des langues orientales.
Son premier ouvrage " La Civilisation du renne ", travail d'ensemble présentant les relations qu'entretiennent l'Homme et l'animal, est publié en 1936 alors qu'il a 25 ans. Cette même année, il épouse Arlette Royer.

Le Japon (1937-1939)
En 1937, André Leroi-Gourhan se rend au Japon grâce à une bourse octroyée par le gouvernement japonais. Ses objectifs étaient d'ordre anthropologique, sociologique, archéologique et ethnologique. Il déserte rapidement Tokyo pour rejoindre Kyoto. Il entreprend des observations ethnologiques et entre en contact avec la culture japonaise. Lors de son séjour sur l'île d'Hokkaïdo, il étudie ce qui subsiste du peuple Aïnou. Pour compléter la bourse du gouvernement japonais, il donne des cours de latin, d'ancien français et de français à l'Institut franco-japonais du Kansaï à Kyoto. De plus, il est chargé par le musée de l'Homme de ramener en France des objets japonais. Il revient donc en 1939 avec une collection de 1500 objets pour le musée de l'Homme mais aussi pour le musée Guimet (musée des Arts de l'Extrême-Orient) et avec une collection personnelle très importante.

Les années de guerre (1939-1945)
À son retour du Japon, la France est en guerre. André Leroi-Gourhan est alors âgé de 28 ans et est mobilisé. En 1940, il est affecté dans le corps des officiers interprètes et du chiffre de la Marine nationale. L'été 1944, il est envoyé au château de Valençay pour veiller aux collections du musée du Louvre, évacuées pour protection. Il entre alors en contact avec des résistants et mène quelques actions avec ces derniers en tant qu'officier des Forces françaises de l'intérieur (FFI). Il obtient pour ces actions la Croix de guerre et la Légion d'honneur.
Ces années de guerre constituent une période prolifique pour la carrière scientifique d'André Leroi-Gourhan. Il est tout d'abord boursier puis chargé de recherche au CNRS de 1940 à 1944. Il donne de plus des conférences au Collège de France sur le thème de l'archéologie du Pacifique Nord. Il remplace temporairement Philippe Stern, victime des lois raciales, en tant que conservateur adjoint au musée Guimet. De 1943 à 1945, il est également attaché au musée Cernuschi (musée des Arts chinois).
Un poste de maître de conférences est créé par le ministère des Colonies de l'État français, pour l'année universitaire 1944-1945, d'abord à Grenoble, puis à Lyon (sous demande expresse de Marcel Griaule). Il s'agit d'un enseignement d'ethnologie coloniale. Alors que beaucoup de personnes compétentes ont fui la France, aucun postulant ne semble satisfaire totalement. André Leroi-Gourhan n'est pas spécialiste de la discipline mais il obtient tout de même le poste. Toutefois, il n'a pas encore soutenu sa thèse, préalable pourtant nécessaire. Il s'inscrit donc en janvier 1944 pour soutenir en juin de la même année une thèse de lettres : " Archéologie du Pacifique nord " et une thèse complémentaire : " Documents pour l'art comparé d'Eurasie septentrionale " sous la direction de Marcel Mauss. Pour mener à bien cette lourde tâche en un temps si restreint, il reprend et organise les manuscrits de ses conférences données au Collège de France sur le sujet.

L'enseignement
André Leroi-Gourhan occupe le poste de maître de conférences à l'université de Lyon de 1944 à 1956. Cette opportunité l'oriente vers l'ethnologie générale et l'éloigne de ses préoccupations premières d'orientaliste. Parallèlement à ce poste, il enseigne à l'Institut d'ethnologie de l'université de Paris à partir de 1948 puis au Centre d'études sociologiques, à l'École normale de Saint-Cloud, ainsi qu'à l'École des langues orientales vivantes à partir de 1950. Dans le but d'enseigner l'ethnologie en faculté de sciences, il soutient en 1954 une seconde thèse intitulée " Les tracés de l'équilibre mécanique du crâne des vertébrés terrestres ", accompagnée de sa thèse complémentaire " Étude des restes humains fossiles provenant des grottes d'Arcy-sur-Cure ". Il n'enseigne finalement pas en faculté de sciences puisque la mort inattendue de Marcel Griaule le propulse à la tête de la chaire d'ethnologie de la Sorbonne en 1956. Il rentre alors définitivement à Paris. Devenu enseignant-chercheur il bénéficie rapidement d'une audience nationale puis internationale. Il enseigne à la Sorbonne jusqu'en 1968. En 1969, il est nommé à la chaire de Préhistoire du Collège de France. Il y donne un cours consacré à l'Art paléolithique. Il y enseigne jusqu'en 1982.

Une implication dans de nombreux domaines
Mais l'enseignement ne représente qu'une partie de ses activités. De 1946 à 1950, il est sous directeur du Musée de l'Homme en intérim de Jacques Soustelle qui devient alors ministre de l'information. En 1962, il prend la direction de Gallia Préhistoire à la suite d'Albert Grenier et ce jusqu'à sa mort. Il a, par ailleurs, un engagement institutionnel et agit auprès du ministère de la Culture pour le développement de l'archéologie en France. Il fait notamment partie de la Commission supérieure des monuments historiques, section des grottes ornées. Il est aussi l'un des experts de la Commission d'études scientifiques pour la sauvegarde de la grotte préhistorique de Lascaux, créée en 1963 par André Malraux, alors ministre de la Culture, à la suite de la fermeture du site à la visite pour cause de dégradations des peintures préhistoriques. Cette commission fonctionne jusqu'en 1976. En outre, dès 1948, il est membre du Comité technique de la recherche archéologique française (CTRAF) puis du Conseil supérieur de la recherche archéologique (CSRA) en 1964.

La formation et la recherche
Dans sa pratique d'enseignant, il ne peut se résoudre à dispenser uniquement des cours théoriques. L'ethnologie ne peut être dissociée du terrain et de l'expérimentation. Il organise donc des stages tous les ans avec ses étudiants de Lyon. La formation l'intéresse énormément. Il aime beaucoup échanger avec les étudiants qui commencent d'ailleurs à le surnommer " Patron " en vertu du respect qu'ils lui témoignent. Ce pseudonyme le suit jusqu'à la fin de sa vie. André Leroi-Gourhan crée une école de fouille sur le site des Furtins à Berzé-la-Ville (Saône-et-Loire) où peu à peu, les étudiants parisiens rejoignent les lyonnais. Pour donner un ancrage institutionnel à ces activités de formation, il crée deux centres du CNRS au cours de l'année 1948 : le Centre de formation aux recherches ethnologiques (CFRE) et le Centre de documentation et de recherches préhistoriques (CDRP). Un enseignement concret avec des stages sur le terrain en France y est proposé. Les activités de ces deux centres sont très liées. Les mêmes personnels y interviennent. Ils auront toutefois une évolution différente. Ils sont le reflet de l'interdisciplinarité de ses recherches.

Le Centre de formation aux recherches ethnologiques
Le CFRE fonctionne depuis 1946 mais n'est reconnu institutionnellement qu'en 1948. C'est un centre de formation en ethnologie. Il est le premier en son genre en France. Il est rattaché à l'Institut d'ethnologie de l'université de Paris. Le centre est peu doté financièrement et les enseignants y travaillent la plupart du temps de manière bénévole. Les étudiants titulaires d'une licence peuvent y entrer ainsi que des étudiants étrangers après étude de leur dossier. Le cycle de formation (stages et cours) se déroule sur deux ans, mais beaucoup se forment en fait en une seule année. Le centre fonctionne jusqu'en 1969 et forme une centaine d'ethnologues.

Du Centre de documentation et de recherches préhistoriques au Laboratoire associé 275
Le CDRP absorbe l'école de fouilles qui fonctionnait en 1945 aux Furtins puis à Arcy-sur-Cure. Il vise à former les étudiants en archéologie de terrain. Cette démarche est novatrice en France. Il est basé au musée de l'Homme et dépend en partie du CNRS et de la direction des Monuments historiques. Un centre de documentation situé au quatrième étage dans les locaux du musée de l'Homme ainsi qu'un laboratoire d'analyse lui sont rattachés. Peu à peu, le CDRP se développe et le personnel devient permanent.
Ce centre grandit et est prolongé en 1962 par le Centre de recherches préhistoriques et protohistoriques (CRPP). Celui-ci englobe l'école de fouilles ainsi que le centre de documentation du musée de l'Homme. Toutefois ce centre de documentation conserve le nom de CDRP. Cette modification d'appellation donne aussi lieu à un changement de rattachement. Le CRPP dépend désormais de la chaire d'ethnologie générale de l'université de Paris-La Sorbonne. Il comprend deux volets distincts : la recherche et l'enseignement. Il est le support institutionnel des opérations de fouilles. Le laboratoire connaît encore deux phases d'évolution successives du vivant d'André Leroi-Gourhan. Il devient une équipe de recherche associée au CNRS en 1967 (ERA 52) puis, en 1977, l'équipe se transforme en laboratoire associé sous le nom de " Laboratoire d'ethnologie préhistorique " (LA 275).
En 1999, le laboratoire devient une équipe de l'unité mixte de recherche 7041 de la Maison René-Ginouvès Archéologie et Ethnologie.

Les fouilles archéologiques
André Leroi-Gourhan révolutionne la technique de la fouille. Il préconise la fouille horizontale et l'enregistrement des objets à leur emplacement. Une fois mise au jour, chaque pièce est dessinée et photographiée. Les fouilles prennent une dimension collective et pluridisciplinaire sur les chantiers-écoles.
Les chantiers archéologiques les plus importants de sa carrière sont à Arcy-sur-Cure dans l'Yonne (1946-1963) et à Pincevent en Seine-et-Marne (1964-1984).
Arcy-sur-Cure
Des grottes, occupées au Paléolithique supérieur, sont fouillées par l'équipe d'André Leroi-Gourhan. Celui-ci poursuit l'expérimentation de nouvelles techniques de fouilles. Tous les déblais sont lavés et les vestiges ainsi mis au jour reçoivent des indications stratigraphiques et photographiques.
Pincevent
À Pincevent, une installation domestique magdalénienne découverte en 1964 occupe une surface importante sur laquelle de nombreux témoins lithiques et osseux ont été découverts. Ce site est un nouveau terrain idéal pour les stages avec les étudiants. Il est aussi plus proche des universités parisiennes. L'organisation des stages s'en trouve donc simplifiée. Le site est, par ailleurs, acquis par le ministère de la Culture. De nombreuses campagnes de fouilles annuelles sont réalisées depuis 1964 jusqu'à nos jours. La stabilité de cette fouille offre la possibilité de procéder à un enregistrement rigoureux des données de terrains. En 1965, l'équipe réalise un moulage du sol de l'habitation magdalénienne n°1 de Pincevent, premier grand moulage de sol préhistorique réalisé au monde. De nombreux préhistoriens sont formés à Pincevent, site de renommée nationale et internationale.
André Leroi-Gourhan organise de nombreux autres chantiers de fouilles dans le cadre notamment de l'école de fouille du CDRP.
1945-1948. Fouille de la grotte des Furtins à Berzé-la-Ville, Saône et Loire.
1947. Fouille du cimetière mérovingien et franc de la basilique St Laurent à Lyon, Rhône.
1948. Fouille à Auvernier, Suisse.
1949. Fouille du cimetière mérovingien à Curtil-sous-Burnand, Saône et Loire.
1949. Fouille des grottes du " Perthuis " et du " Grenier " à St Romain, Côte-d'Or.
1951. Fouille du cimetière St Irénée à Lyon, Rhône.
1957. Fouille de la grotte du Pendo à Santander, Espagne.
1959. Fouille de l'hypogée des " Mournouards " au Mesnil-sur-Oger, Marne.
1961. Fouille d'une enceinte préhistorique à Champs, Yonne.
1963. Fouilles à Nitry, Saint-Moré et à Monéteau, Yonne.
1964. Mission à Hassi-Messaoud, Algérie.

Distinctions
La riche carrière d'André Leroi-Gourhan est saluée par de nombreux prix et distinctions. Il obtient notamment la médaille d'or du CNRS en 1973, le grand prix national d'archéologie du ministère de la Culture en 1978, la médaille d'or de l'Académie d'architecture et le prix international de la fondation Fyssen en 1979. En 1980, il est élu membre de l'Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres. Il reçoit par ailleurs la Légion d'honneur en 1947.

Publications
La bibliographie d'André Leroi-Gourhan comporte des œuvres majeures pour l'ethnologie et la préhistoire. Les archives témoignent de la préparation de nombreux ouvrages et articles dont les références sont données en bibliographie.

Histoire archivistique

Le fonds, conservé à la Maison René-Ginouvès, est constitué de deux ensembles d'archives : un premier ensemble rapatrié par l'équipe Ethnologie préhistorique, des locaux du laboratoire associé 275 du CNRS, avenue du Général Mouchez à Paris, à la Maison René-Ginouvès en 1997 ; un deuxième ensemble a été transféré par Philippe Soulier, ingénieur de recherche au CNRS, membre de l'équipe Ethnologie préhistorique, de l'appartement familial du 126 avenue Philippe-Auguste (Paris) à la Maison René-Ginouvès en 1999.

Modalités d'entrée

Versement 1 du 3 février 2009 et versement 2 du 2 février 2012 de Philippe Soulier, membre de l'équipe Ethnologie préhistorique, de l'UMR 7041, Archéologies et Sciences de l'Antiquité (ArScAn).Versement d'Eva David du 6 décembre 2012.

Zone du contenu et de la structure

Présentation du contenu

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Les doubles de documents et exemplaires multiples ont été retirés du fonds. Ils ont été rendus à l'équipe Ethnologie préhistorique.

Accroissements

Don d'archives privées en préparation.

Mode de classement

Le fonds a été trouvé classé. Le classement a été réalisé par Philippe Soulier en 2000. Il a lui-même respecté le classement primitif donné par André Leroi-Gourhan jusqu'en 1982, et par sa famille de 1986 à 2000.


  • Classement interne

Les documents avaient été répartis en 14 ensembles dont le classement interne a été conservé : les imprimés (Imp), les documents concernant l'art paléolithique (Ms-Art), la correspondance (Ms-Cor), les curriculum vitae (Ms-CV), les relations avec les éditeurs (Ms-Edit), les documents concernant son activité d'enseignement (Ms-Ens), les fichiers de dépouillement thématique, d'étude et documentaires (Ms-Fich), les textes et dessins inédits (Ms-Ined), les activités exercés dans les ministères ayant eu en charge l'archéologie (Ms-MC), les documents relatifs aux projets muséographiques (Ms-Mus), les coupures de presse sur André Leroi Gourhan (Ms-Pres), les préparations de publication d'article (Ms-Pub).


  • Plan de classement

Les ensembles d'archives ont fait l'objet d'une réorganisation globale à partir du plan de classement proposé par le service des archives de la Maison René-Ginouvès dans le guide d'archivage de la Maison René-Ginouvès, version 3, mai 2010.


  • Extraction de documents

1. Des documents relatifs aux chantiers de fouilles avaient été classés à l'origine dans le fonds André Leroi-Gourhan. Il constituaient un ensemble identifié par l'intitulé Ms-Chan. Ces documents ont été intégrés dans le fonds de l'équipe Ethnologie préhistorique en complément de ceux déjà existants dans ce fonds. De même les archives liées à l'administration de laboratoires ont été toutes regroupées dans le fonds de l'équipe.

2. Au cours du classement, Philippe Soulier a rassemblé des documents de provenances différentes pour compléter ou éclairer certains points de la vie d'André Leroi-Gourhan. Ces documents ont été placés à coté du fonds André Leroi-Gourhan comme faisant partie de la documentation relative au fonds.

3. Certains documents, postérieurs au décès d'André Leroi-Gourhan et appartenant au fonds de l’Équipe Ethnologie préhistorique ont été réintégrés dans ce fonds.

Zone des conditions d'accès et d'utilisation

Conditions d’accès

Selon les règles des archives publiques (code du patrimoine. Livre II : archives) et dans le respect du droit d'auteur (code de la propriété intellectuelle).

Conditions de reproduction

Langue des documents

Écriture des documents

Notes sur la langue et l'écriture

Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

Les formats non appropriés pour l'archivage ont été convertis selon les règles du Manuel d'archivage électronique du service des archives de la Maison René-Ginouvès, version 1, septembre 2010, excepté en cas d'impossibilité technique.

Décompte des fichiers par formats après traitement : 166 .jpg.

Instruments de recherche

Zone des sources complémentaires

Existence et lieu de conservation des originaux

Existence et lieu de conservation des copies

Unités de description associées

Sources internes


  • Fonds de l'équipe "Ethnologie préhistorique" (UMR 7041), 1964-2007.
  • Documentation relative au fonds (ALGD1-5).

Sources externes


  • Le Musée Guimet possède des contrats de Leroi-Gourhan et de la correspondance.- Le Centre des Archives nationales de Fontainebleau conserve des archives relatives à la carrière d'André Leroi-Gourhan au CNRS (dossier de carrière) et des documents relatifs aux centres qu'il a fondés (CFRE, CDRP) et au LA 275.


  • Le Collège de France conserve le dossier personnel d'André Leroi-Gourhan sous la cote 16 CDF 253. En conformité avec le Code du Patrimoine, ces documents sont consultables uniquement sur dérogation. On y trouve le manuscrit de sa thèse complémentaire en sciences, des écrits sur le Japon ainsi que des documents liés à des préparations de publications et à des entretiens avec André Leroi-Gourhan. Il y a de plus des documents liés à ses cours, ses conférences, des documents sur l'aménagement du musée des Eyzies ainsi que quelques archives de terrain et des dossiers de correspondance.


  • La bibliothèque municipale de Périgueux conserve la bibliothèque d'André Leroi-Gourhan vendue par Arlette Leroi-Gourhan en 1987. Outre les ouvrages et les tirés à part, le fonds rassemble des documents relatifs à ses préparations de publications et notamment des corrections de manuscrits pour des rééditions.

Les archives concernant les activités d'André Leroi-Gourhan au Musée Cernuschi ont été détruites suite à un incendie.
Les archives précédant la scission de l'université de Lyon en deux dans les années 1972-1973, semblent perdues.

Descriptions reliés

Note de publication

Les ouvrages et les articles suivants ont été utilisés pour rédiger le répertoire :


  • DUPORTET Maurice, " Répertoire permanent des intellectuels ", Néris-les-Bains, Centre bibliographique Duportet, 1947.


  • LEROI-GOUHRAN André, " Les racines du monde ", entretiens avec Claude-Henri Rocquet, Paris, Belfond, 1982.


  • DELLUC Brigitte et Gilles, " Hommage à André Leroi-Gourhan ", dans " Archéologia ", n°212, avril 1986.


  • GUIART Jean, " André Leroi-Gourhan (1911-1986) " dans " Objets et mondes, la revue du Musée de l'Homme ", t.24, fasc. 1-2, 1986.


  • " Hommage à André Leroi-Gourhan ", dans " Terrain ", n°7, octobre 1986.


  • TRASSARD Jean-Loup, " En écoutant Leroi-Gourhan ", dans " La nouvelle revue française ", n°405, octobre 1986.


  • GAUCHER Gilles, " André Leroi-Gourhan, 1911-1986 ", dans " Bulletin de la société préhistorique française ", t. 84, Paris, 1987.


  • " Hommage de la SPF à André Leroi-Gourhan ", " Bulletin de la société préhistorique française ", t.84, numéro 10-12, 1987.


  • " André Leroi-Gourhan ou les voies de l'Homme ", actes du colloque du CNRS, mars 1987, Paris, Albin Michel, 1988.


  • AUDOUZE Françoise, SCHNAPP Alain, " Un Homme, une œuvre : André Leroi-Gourhan ", " Les Nouvelles de l'archéologie ", n° 48/49, 1992.


  • GRAN-AYMERICH Eve, " Dictionnaire biographique d'archéologie 1798-1945 ", Paris, CNRS Éditions, 2001.


  • GURWIRTH (J), " La professionnalisation d'une discipline, le centre de formation aux recherches ethnologiques ", dans " Gradhiva ", n°29, 2001.


  • SOULIER Philippe, " André Leroi-Gourhan et son laboratoire ", rapport au CNRS, avril 2002, non publié.


  • SOULIER Philippe, " André Leroi-Gourhan et l'anatomie humaine : de la craniologie à la fouille des sépultures ", dans " Sens dessus dessous, la recherche du sens en Préhistoire, recueil de texte offert à Jean Leclerc et Claude Masset, Revue archéologique de Picardie ", hors-série 21, 2003.


  • SOULIER Philippe, " André Leroi-Gourhan par lui-même : les archives de sa vie ", dans AUDOUZE (Françoise) SCHNAPP (Alain Dir.) " Autour de l'homme, contexte et actualité d'André Leroi-Gourhan ", Antibes, Éditions APDCA, 2004.


  • SOULIER Philippe, " André Leroi-Gourhan enseignant à Lyon (1944-1956) : de l'ethnologie coloniale à l'ethnologie préhistorique ", dans " Cahiers scientifiques ", hors série n°3, 2005.


  • MEUVRET C., ROUSSET H., " André Leroi-Gourhan ", dans " Institut national des langues et civilisation orientale, Bulletin de l'association des anciens élèves ", octobre 2006.


  • SOULIER Philippe, " Henri Breuil et André Leroi-Gourhan, préhistoriens au XXe siècle ", dans COYE (Noël) (dir.), dans " Sur les chemins de la Préhistoire, l'abbé Breuil du Périgord à l'Afrique du Sud ", Musée départemental de Préhistoire d'île de France, Paris, Éditions Somogy, 2006.


  • SOULIER Philippe, " André Leroi-Gourhan, de la muséologie à l'ethnologie (1934-1946) " dans " Du folklore à l'ethnologie ", Jacqueline Christophe, Denis-Michel Boëll et Régis Meyran dir., Editions de la MSH, 2009, p. 205-215. [édition du Colloque international, Paris (MNATP-CEF), " Du folklore à l'ethnologie : musées, idées en France et en Europe, de 1936 à 1945 " 19-21 mars 2003].


  • SOULIER Philippe (sous la direction de), André Leroi-Gourhan « l’homme tout simplement », Éditions de Boccard - Travaux de la MAE - Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie, René-Ginouvès n° 20, 2015, 188 p.


  • SOULIER Philippe, "André Leroi-Gourhan (1911-1986),un anthropologue encyclopédiste au xxe siècle", in: Philippe Soulier dir., André Leroi-Gourhan « l’homme tout simplement », Éditions de Boccard - Travaux de la MAE - Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie, René-Ginouvès n° 20, 2015, p. 15-46.

Zone des notes

Identifiant(s) alternatif(s)

Points d'accès

Points d'accès sujets

Points d'accès lieux

Points d'accès Noms

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Identifiant de la description

Identifiant du service responsable de la description

Règles et/ou conventions utilisées

Niveau d'élaboration

Niveau de détail

Dates de production, de révision, de suppression

Date de première publication de l’instrument de recherche : 2009.

Langue(s)

Écriture(s)

Sources

Note de l'archiviste

Auteur de l'instrument de recherche : Marie Bretault.

Zone des entrées

Sujets en relation

Personnes et organismes en relation

Lieux en relation