Affichage de 663 résultats

Inventaires
Sous-série organique
Aperçu avant impression Affichage :

1 résultats avec objets numériques Afficher les résultats avec des objets numériques

Membre du Réseau Méga-Tchad

Le texte de présentation du réseau provient du site internet du réseau :

"Méga-Tchad est un réseau international de recherches pluridisciplinaires sur l’histoire et l’évolution des sociétés dans le bassin du lac Tchad. Constitué progressivement, à la suite d’une première réunion multidisciplinaire en 1984 à Paris, il comporte plus de 400 correspondants répartis dans une vingtaine de pays: Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Cameroun, Canada, Danemark, France, Grande-Bretagne, Japon, Niger, Nigeria, Pays-Bas, RCA, Russie, Suisse, Tchad, Tchéquie, USA, etc.
Le nom du réseau, «Méga-Tchad», évoque l’aire d’extension maximale du lac Tchad, il y a quelques millénaires. Il fait référence à une vaste zone de traditions communes, d’influences, d’échanges, qui s’étend sur les cinq pays situés autour du lac Tchad: le Niger et le Tchad, le nord du Nigeria, du Cameroun et de la RCA.
Il contribue à :

  • mettre en contact des chercheurs de disciplines, de pays et d'organismes différents mais opérant sur le même terrain
  • faire connaître aux uns et aux autres les travaux déjà réalisés ainsi que les projets en cours
  • stimuler la recherche sur cette région par l'organisation de colloques internationaux donnant lieu à publications
  • favoriser la coopération internationale et particulièrement les relations Nord-Sud
  • œuvrer pour le développement en mettant en valeur le patrimoine culturel"
    ...
    "De 1986 à 2010, le réseau Méga-Tchad a édité un bulletin semestriel puis annuel, ainsi qu'un numéro spécial en 1987. Depuis 2011 les informations sont diffusées par internet (site web, blog et liste de diffusion)".

Missions chez les Rwa

  • CB35-CB37, CB54, CB66-CB84, , CB86-CB90, CB92-CB95, CB98, CB100-CB114, CB130-CB142, CB145, CB147, CB155-CB159, CB172-CB173
  • Sous-série organique
  • 1992-2014
  • Fait partie de Catherine Baroin. Ethnologie préhistorique

A partir de 1992, souhaitant renouveler ses thèmes d'investigation, C. Baroin a débuté l'étude d'un nouveau terrain radicalement différent, en Afrique de l'Est. Les Rwa du Mont Méru (face au Kilimandjaro en Tanzanie du Nord) qui parlent une langue bantoue, pratiquent une agriculture très intensive sur des sols volcaniques riches et bien arrosés dans la zone dite " café-banane ". Leur organisation sociale associe clans patrilinéaires et classes générationnelles ainsi qu'un système politique mêlant tradition et modernisme, à la suite des luttes foncières qui les ont opposés au colonisateur dans les années 1950. Luthériens et caféiculteurs, leur société est en mutation rapide.

La réflexion comparative joue un rôle essentiel car l'objectif est de cerner ce qui fonde la spécificité de la société étudiée dans un contexte géographique et anthropologique plus large, caractérisé par une grande diversité. Les données recueillies chez les Rwa sont donc confrontées avec les descriptions d'autres sociétés bantoues ou nilotiques voisines.

Divers thèmes ont été jusqu'à présent abordés. D'abord l'analyse d'un conflit au sein de l'église luthérienne au début des années 1990 puis celle de l'histoire locale de la culture du café. C. Baroin a également décrit le système politique des Rwa avec sa chefferie néotraditionnelle assortie d'une constitution écrite, et étudié l'évolution des pratiques alimentaires comme marqueurs de l'identité. Elle a mené ensuite une réflexion générale sur les problèmes posés par l'analyse du changement.

Missions chez les Toubous

Les " Toubou " ou " Téda-Daza " avaient été peu étudiés avant les premières enquêtes de C. Baroin en 1969. Ces pasteurs saharo-sahéliens occupent un quart du Sahara, au nord du lac Tchad. Ils vivent d'élevage extensif de dromadaires et de bovins dans un milieu naturel comparable à celui des autres sociétés pastorales occupant les mêmes latitudes (Touaregs, Maures, Peuls, Arabes tchadiens notamment). Leur mode de vie est donc comparable, mais les Toubou se distinguent de ces autres sociétés d'éleveurs par une organisation sociale très différente. Leur originalité tient à la règle de mariage et au mode de constitution des unités socio-économiques, à l'architecture des liens sociaux dont les transferts de bétail constituent la trame, et à une organisation politique acéphale sous-tendue par des réseaux denses de rapports interpersonnels égocentrés.

C. Baroin a donc cherché à souligner au fil de ses travaux, pour chaque domaine de la vie sociale, ce qui fait l'originalité des Toubou en regard des autres sociétés pastorales de cette zone et en quoi les divers aspects de leur organisation sociale particulière s'articulent en un ensemble cohérent. De nombreux sujets sont ainsi abordés dans cette perspective logique et comparative générale.

Résultats 1 à 10 sur 663