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Notice d'autorité

Mission archéologique française de Larsa (Irak)

  • FRAEPMSHRG-MAFL
  • Collectivité
  • 1974-1990

En 1974, la commission des fouilles du Ministère des affaires étrangères demande à Jean-Louis Huot de reprendre le chantier de Larsa (Irak) qui avait été fouillé par André Parrot puis Jean-Claude Margueron. De 1974 à 1989, Jean-Louis Huot se consacre entièrement à ce site et y adjoint dès 1976 la fouille préhistorique de Oueili situé à 3,5 km de Larsa. La mission archéologique française de Larsa effectuera neuf missions de trois mois chacune, tous les deux ans, entre 1974 et 1989.
Ces fouilles ont été subventionnées par la commission des recherches archéologiques à l'étranger du Ministère des affaires étrangères. Les archéologues ont reçu le soutien du CNRS, de la délégation archéologique française en Irak, des représentants diplomatiques français à Bagdad, de l'Ambassadeur de France auprès de la république d'Irak, de la Direction des Antiquités d'Irak, des représentants de la Direction Générale et des autorités irakiennes de Nasriyeh et Shatra.

Fouilles de Tell el-Oueili (1976-1989)
Le site préhistorique de Tell el-Oueili a été découvert par André Parrot en 1967. Il est situé en basse Mésopotamie, entre Larsa et l'Euphrate, à 3,5 km de Larsa. Les fouilles entamées par Jean-Louis Huot en 1976 permettent d'établir la séquence des plus anciennes installations connues en basse Mésopotamie. Le site est occupé de la fin du 7e millénaire à la fin du 4e, soit, pour l'essentiel, de l'époque Obeid final à l'Uruk récent, époque où le site est déserté.
Tell el-Oueili est un site incontournable pour la préhistoire mésopotamienne, donnant son nom à une période de l'occupation humaine de cette région jusque-là ignorée.
Après quelques prospections de surface en 1974, l'équipe voit la possibilité de mener une fouille extensive et de mettre au jour quatre bâtiments. Le site présente alors en surface quelques tessons Obeid récent et quelques tessons Uruk. Les couches chalcolithiques affleurent.
Les fouilles débutent en 1976. A l'issue des premières campagnes, la mission propose une interprétation en cinq niveaux, tous datés de l'Obeid final.
En 1981, la mission lance le sondage des couches profondes Y27 mené par Yves Calvet où sont atteints les niveaux Obeid 1 (époque d'Eridu). Le site de Oueili met en exergue deux phases importantes de la préhistoire mésopotamienne : celle qui vit, au milieu du 6e millénaire av. J.-C., le début de l'agriculture dans les basses terres mésopotamiennes, et celle qui précéda immédiatement plus de deux millénaires plus tard, l'époque Uruk récent, époque des premières agglomérations urbaines et des premières sociétés hiérarchisées. Les couches récentes de Tell el-Oueili sont attribuées à un niveau Obeid 4, phase finale d'une longue évolution conduisant la basse Mésopotamie des premiers villages d'agriculteurs vers les grandes agglomérations de l'époque d'Uruk.
La campagne de 1983 permet d'atteindre une phase antérieure jamais atteinte en Mésopotamie, la phase de Oueili ou Obeid 0. Cette phase antérieure à l'Obeid 1 présente des liens de plus en plus évidents avec la culture Samarra.
En 1985, la mission poursuit, d'une part, les fouilles des phases anciennes Obeid 1 et Obeid 0 et, d'autre part, celles des phases plus récentes jusqu'à l'Uruk récent sur la butte orientale du tell. Ces niveaux présentent très peu d'architecture et surtout des fours de potier et des couches de défournement. L'étude des périodes les plus anciennes et la fouille extensive de l'architecture confortent l'hypothèse des relations entre cette architecture et celle dite de Samarra. L'habitat composite est constitué au moins de maisons d'habitation et d'installations à murets parallèles ou à casiers (probablement des greniers). Cela montrerait l'importance des céréales dans l'économie du village.
Les campagnes 1987 et 1989 ont surtout permis d'éclairer d'un jour nouveau la phase la plus récente de l'Obeid 0, la phase I et ainsi de mieux percevoir les parallélismes avec Sawwan I-II et les particularismes locaux.

Mission archéologique française de Khirokitia (Chypre)

  • FRAEPMSHRG-MAKH
  • Collectivité
  • 1977-2009

Les recherches sur le processus de néolithisation de l’île de Chypre ont débuté par les fouilles du site de Cap Andreas-Kastros dans le cadre de la Mission archéologique française en 1970, sous la direction d’Alain Le Brun.
Après l’arrêt de l’exploration du site en raison de l’invasion de Chypre par l’armée turque en 1974, les recherches se portent alors sur le site de Khirokitia, gros village aux vestiges architecturaux impressionnants installé à 6 km de la côte sud de l'île de Chypre, sur les flancs d'une colline qu'enserre un méandre de la rivière Maroni.
Etablissement chypriote des VIIe-VIe millénaires, réoccupé au Ve millénaire, la superficie du site est estimée à 1,5 ha.
Depuis 1998, il est inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

Khirokitia a été repéré par P. Dikaios qui y a effectué des sondages suivis d'une exploration régulière entre 1936 et 1946. Puis, deux opérations ponctuelles ont eu lieu en 1972 et 1976. La première fut menée par D. Christou et N. Stanley Price, la seconde par les membres de la British School of Archaeology in Jerusalem et le CNRS (recherche coopérative sur programme 362).
La décision prise par le département des Antiquités de la République de Chypre de faire reprendre les recherches sur le site de Khirokitia, a donné la possibilité à la mission française de poursuivre l'étude du processus de néolithisation dans un contexte insulaire entreprise à Cap Andreas-Kastros, mais dans un environnement et à une échelle différente.

La mission entreprend une première série de campagnes de fouilles entre 1977 et 1981, dans le cadre de la recherche coopérative sur programme 476 (CNRS). Puis huit autres campagnes sont menées dans le cadre de l'équipe de recherche associée 17 du centre de recherches archéologiques (CNRS), entre 1983 et 1991. Ces fouilles ont fait l'objet de trois publications assurées par la direction générale des relations culturelles du Ministère des affaires étrangères (LE BRUN Alain, Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre) 1977-1981, Paris, 1984 ; LE BRUN Alain, Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre) 1983-1986, Paris, 1989 ; LE BRUN Alain, Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre) 1988-1991, Paris, 1994).

Depuis 1992, les fouilles se poursuivent à raison d'une campagne par année. Les résultats des campagnes de fouilles 1993-2009 sont en cours de publication.
Le matériel archéologique a été déposé au Musée de Nicosie puis à partir de 1983, au Musée archéologique de Larnaca.

A travers l'étude des deux communautés villageoises de Cap Andreas-Kastros et de Khirokitia, Alain Le Brun et son équipe ont défini les phases du développement du Néolithique précéramique dans l'île de Chypre. Les recherches de ces dernières années ont montré que l'île avait été habitée au moins à partir du 9ème millénaire cal. BC par des communautés d'agriculteurs-éleveurs montrant de claires affinités avec le continent. A partir de cet apport extérieur et dans le cadre particulier que constitue l'île, se développe une civilisation originale, le Néolithique précéramique chypriote qui atteint son plein épanouissement au 7ème millénaire avec ce que l'on nomme la culture de Khirokitia.

Pour mener à bien ces recherches, la mission française a bénéficié du soutien du département des Antiquités de la République de Chypre, du CNRS et de la commission consultative des fouilles à l'étranger auprès du Ministère des affaires étrangères.

Mission archéologique française de Hamrin. Délégation archéologique française en Irak

  • FRAEPMSHRG-HAM
  • Collectivité
  • 1978-1980

La Mission archéologique de Hamrin a été dirigée par Jean-Daniel Forest entre 1978 et 1980 dans le cadre de la Délégation archéologique française en Irak. Elle a consisté en une opération de sauvetage liée à la construction d'un barrage sur la Diyala dans la région du Djebel Hamrin, à 150 kilomètres de Bagdad.
Après une courte campagne en décembre 1977, les travaux archéologiques se sont poursuivis en 1978, 1979 (2 campagnes) et 1980. L'équipe a dégagé trois sites voisins : Kheit Qasim I, un cimetière du début du 3e millénaire (Dynastique Archaïque I) ; Kheit Qasim II, un petit tertre de la même période et Kheit Qasim III, site du 5e millénaire où ont été fouillés une habitation à plan tripartite et un bâtiment communautaire.
Le cimetière de Kheit Qasim I occupe une surface grossièrement circulaire de 80 mètres de diamètre. Seule la moitié ouest a pu être dégagée durant les trois campagnes successives.
"Jean-Daniel Forest a pu mettre en évidence les règles de répartition des défunts. L’ampleur des édifices, la nature et l’abondance du matériel associé traduisaient une hiérarchie sociale développée, répartie en deux organisations sociales différentes inhérentes aux deux phases de construction du cimetière" (http://www.arscan.fr/vepmo/missions-de-terrain/kheit-qasim/ consulté le 15 juin 2018).
Les fouilles de Kheit Qasim III ont débuté en 1978 puis ont été interrompues en 1979 et reprises en 1980. L'étude du site a permis de renouveler la connaissance de l'Obeid de Nord.

Mission archéologique française de Cap Andreas-Kastros (Chypre)

  • FRAEPMSHRG-MACAK
  • Collectivité
  • 1970-1973

Les recherches menées par la mission archéologique débutent en 1970, sous la direction d'Alain Le Brun, directeur de recherche au CNRS.
Leur objectif est l'étude du processus de néolithisation de l'île de Chypre. Un premier chantier est alors ouvert à Cap Andreas-Kastros, sur le site d'un hameau de pêcheurs situé à la pointe de la péninsule du Karpas, sur la côte nord-est de l'île. Ce site date de la première occupation de l'île de Chypre par l'homme (le Néolithique précéramique de Chypre). C'est le seul site côtier qui a été fouillé de façon extensive. Après une prospection en 1969, quatre campagnes de fouilles sont réalisées par la mission entre 1970 et 1973, dans le cadre de deux structures de recherche du CNRS (recherches coopératives sur programme 50 et 362)
En 1974, l'invasion de Chypre par l'armée turque marque l'arrêt de l'exploration du site devenu inaccessible car situé dans la partie occupée par l'armée. Cependant, deux campagnes d'étude du matériel sont effectuées au Musée archéologique de Nicosie en 1975 et 1976.
Les recherches de la mission archéologique se portent alors sur le site de Khirokitia, gros village aux vestiges architecturaux impressionnants installé à plusieurs kilomètres du littoral au sud de l'île. Les fouilles débutent en 1977.
La publication des recherches à Cap Andreas Kastros a été assurée par la direction générale des relations culturelles du Ministère des affaires étrangères. L’ouvrage d’Alain Le Brun et son équipe est publié en 1981 (LE BRUN Alain, Un site néolithique précéramique en Chypre : Cap Andreas-Kastros, Paris, 1981). Le matériel issu des fouilles est déposé au Musée archéologique de Nicosie.

Mission archéologique française de Bactriane (Afghanistan)

  • FRAEPMSHRG-MABA
  • Collectivité
  • 1974-1982

La Mission archéologique française de Bactriane a été créée par Jean-Claude Gardin en 1974. Elle a été financée par la DGRCST du ministère des Affaires étrangères dans le cadre de l'URA 10 du Centre de recherches archéologiques du CNRS avec le concours de la Délégation archéologique française en Afghanistan et le musée Guimet. En 1983, Jean-Claude Gardin fonde la Mission archéologique française en Asie centrale (MAFAC) qui succède à la Mission de Bactriane.

Entre 1974 et 1978, des prospections ont été menées en Bactriane orientale, région qui s'étend de la rive gauche de l'Amu Darya entre les premiers contreforts de l'Hindukush à l'est et le désert de Kunduz Tashqurgan à l'ouest. L'équipe était constituée de 8 membres : Jean-Claude Gardin, directeur ; Henri-Paul Francfort, archéologue alors directeur adjoint de la Délégation archéologique française en Afghanistan ; Pierre Gentelle, géographe et Bertille Lyonnet, céramologue ; un représentant de l’Institut afghan d’archéologie et deux de ses collaborateurs. Cinq campagnes ont été menées. Elles ont abouti à l’ouverture du chantier de fouilles de Shortughaï, établissement de l’Age du Bronze, fondé par des colons venus de la vallée de l’Indus vers 2200 av. J.-C. et abandonné vers le milieu du IIe millénaire.
Shortughaï est situé à 21 km du confluent de la Kokcha et de l’Amu Darya dans la province du Takhar. En 1976, deux sondages sont réalisés, l’un sur la butte A, l’autre sur la butte B du site principal. Devant l’intérêt des trouvailles, les autorités afghanes (Institut Afghan d’Archéologie) et les institutions françaises (DGRC du MAE, DAFA, URA 10) décident de poursuivre les recherches.
Le programme comprend 3 campagnes de terrain aux printemps 1977, 1978, 1979 et une saison d’étude du matériel à Kaboul au printemps 1980.
L'établissement de Sbortugaï est composé de 6 buttes disposées au bord d'une terrasse alluviale laissée par un ancien méandre de l'Amu Darya, et qui domine la partie basse de la plaine de plus de 2 mètres. Les buttes sont hautes de 4,50 m pour la plus haute et 2,50 m au maximum pour les autres :
1) le « tépé » 209, butte A, le plus haut, est de forme elliptique, de 150 mx75 m environ
2) au N., la butte B mesure 200 mx50 m environ
3) au N.E. une petite butte, C, de forme circulaire, mesure 10 m environ de diamètre
4) à l'E. une butte allongée (D) mesure 100 m x l5 m environ
5 et 6) au S.E. et au S., deux buttes assez plates, E et F
L'établissement de Shortughaï est la première manifestation connue d'une colonisation par la civilisation de l'Indus des régions situées au nord de la chaîne de l'Hindou-Kouch.

Mission archéologique française au Pérou

  • FRAEPMSHRG-MAP
  • Collectivité
  • 1995-2008

La mission archéologique française au Pérou a été dirigée par Danièle LAVALLÉE et Michèle JULIEN. Financée par le Ministère des affaires étrangères et le CNRS, elle a été conduite en collaboration avec l'Institut français d'études andines (Lima, Pérou).

Mission archéologique française au Laos

  • FRAEPMSHRG-MAL
  • Collectivité
  • 1995-2008

Sous la direction de Marielle Santoni, la mission a réalisé des fouilles sur les sites de Vat Phou (début des périodes historiques) et des prospections dans la province de Champassak (préiodes préangkoriennes et angkoriennes), de Bolikhamsay et de Khammouane (préhistoire).

Mission archéologique française au Khuzistan

  • MAFK
  • Collectivité
  • 1977

Cette mission de prospections archéologiques au Khuzistan et dans les régions voisines a été conduite par Pierre de Miroschedji en 1977. Elle a été organisée en complément des fouilles stratigraphiques menées par la Mission de Suse (Délégation archéologique française en Iran sous la direction de Jean Perrot) depuis 1975 dans les niveaux du 1er millénaire avant l'ère chrétienne.
L'objectif des prospections était de réaliser une carte archéologique du sud-ouest de l'Iran entre 1300 et 300 et d'identifier des sites mentionnés dans les textes historiques.
La campagne de 1977 avait un double but : réexamen des sites archéologiques de la fin du IIe et du Ier millénaires découverts au nord-ouest de la plaine du Khuzistan ; reconnaissance archéologique à l'ouest de la province du Khuzistan, le long de la rive gauche de la rivière Duwaïrij. Cette mission devait se poursuivre par des recherches plus étendues et par la réalisation de sondages. Cependant le programme a été interrompu et la campagne de 1978 n'a pas eu lieu.
Les travaux de 1977 ont été subventionnés par la commission consultative pour les recherches archéologiques à l'étranger (DGRCST, ministère des Affaires étrangères) avec le soutien du Centre iranien de recherches archéologiques.

Mission archéologique française au Costa Rica

  • FRAEPMSHRG-MACR
  • Collectivité
  • 1957-1990

Dans la cadre de la Mission archéologique française au Costa Rica, Claude-François Baudez a d'abord conduit des fouilles sur le site Papagayo et dans la vallée du Tempisque (1957-1960) puis dans le delta du Diquis en 1990.

Mission archéologique française Hayonim-Mallaha (Israël)

  • FRAEPMSHRG-MAFHM
  • Collectivité
  • 1980-2005

La mission archéologique a été dirigée par François Valla, directeur de recherche honoraire, rattaché à l'équipe Ethnologie préhistorique (UMR 7041 Archéologies et Sciences de l'Antiquité.
F. Valla a dirigé les fouilles de la terrasse d'Hayonim en 1980-1981 puis de 1985 à 1989 avec O.Bar-Yosef.

"Le site d’Hayonim (Haute Galilée, Israël) est un vaste gisement préhistorique qui comprend une grotte devant laquelle s’étagent plusieurs terrasses. Les recherches conduites entre 1980 et 1989 sous l’égide du ministère des Affaires Étrangères sur la Terrasse supérieure ont rencontré des vestiges datant du Néolithique (Phase du Ouadi Rabah) et de l’Épipaléolithique (Kébarien géométrique et Natoufien récent). Les dépôts ont permis d’observer les activités des Néolithiques hors des villages qui font habituellement l’objet de fouilles. Si le Kébarien géométrique est peu représenté dans la zone étudiée, le Natoufien a donné un ensemble de structures et de sépultures. La Terrasse est un des rares sites où il est possible d’observer les premières architectures au Levant. Une des sépultures contient les restes de trois individus et apparait comme un document exceptionnel à la fois par son organisation et par la présence de canidés qui illustre le développement des relations entre l’Homme et l’Animal avant la domestication des animaux de boucherie. Un mobilier abondant, qui n’est pas identique à celui livré par la Grotte pour la même période, pose la question des relations entre les deux parties du gisement. Plus de dix mille fragments osseux identifiés (surtout des gazelles) permettent une analyse détaillée des pratiques cynégétiques. Les matériaux rassemblés dans ce volume contribuent à alimenter la réflexion sur les premiers sédentaires au Proche-Orient et leur devenir." http://www.crfj.org/vient-de-paraitre-memoires-et-travaux-du-centre-de-recherche-francais-sous-la-direction-de-valla/ (consulté le 11/07/2018)

Entre 1996 et 2005, F. Valla a pris la direction des fouilles d'Ain Mallaha (Eynan) avec Hamoudi Khalaily.

Le site d'Ain Mallaha (Eynan en hébreu) est situé près du lac Houlèh, au pied de la Haute Galilée. Découvert par Jean Perrot en 1954, ce gisement de la période épipaléolithique (Natoufien) a été fouillé entre 1955 et 1961 sous la direction de Jean Perrot puis de 1971 à 1976 sous la direction de Jean Perrot, Monique Lechevallier et François Valla.
Les travaux ont mis en évidence l'existence d'un "village" qui a fourni la preuve que la vie sédentaire avait précédé la domestication des animaux et des plantes, vers 12500 avant notre ère. Les fouilles des années 1970 ont permis de définir une stratigraphie relative au Natoufien ancien, récent et final.
En 1996, François Valla reprend les recherches de terrain afin d'établir une stratigraphie détaillée et d'exposer des sols d'habitat.

Le site de Mallaha est caractéristique de la période natoufienne (c. 12000-10000 av. J.-C.), qui voit la transition entre la fin du paléolithique et le début du néolithique et en particulier le début de la sédentarisation. En effet, des constructions circulaires et semi-circulaires semi-enterrées ont été dégagées ainsi que de nombreuses sépultures.
Les habitants de Mallaha vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Le matériel mis au jour sont des objets en silex débité formant des lamelles ainsi que des objets servant au broyage (meules, pilons, mortiers).

Mission archéologique franco-syrienne de Tell Shioukh Faouqâni (Syrie)

  • FRAEPMSHRG-MATSF
  • Collectivité
  • 1994-1998

Au début des années 1990, les autorités syriennes lancent un programme international de sauvetage des sites archéologiques menacés par la construction d'un barrage sur l'Euphrate en Syrie du nord.
La mission de Tell Shioukh Faouqâni est créée en 1994 dans le cadre du Groupe international de recherches archéologiques (GIRA) coordonné par Luc Bachelot (CNRS) et par F. Mario Fales (Université de Udine - Italie). Elle comprend des archéologues, des historiens, des anthropologues et des spécialistes de l'environnement ancien. La première campagne franco-italo-syrienne a lieu en 1994 et sera suivie de quatre autres campagnes. En 1998, la composante italienne ayant obtenu la concession d'un autre site en Syrie, seule l'équipe franco-syrienne poursuit les fouilles. La mission française mène ensuite cinq autres campagnes, le programme étant actuellement en cours.
Tell Shioukh Faouqâni est l'un des sites de la région qui a connu la plus longue occupation : de la période des colonies urukéennes (Ve millénaire) jusqu'à l'époque abbasside (VIIIe siècle après J.-C.). Cinq secteurs ont été explorés simultanément (chantiers D, E, F, G, H). Ils correspondent aux principales périodes d'occupation du site.
Chantier D
Les vestiges dégagés dans ce secteur sont les plus anciens du site (fin du IVe millénaire). Il s'agit de bâtiments d'habitation particulièrement bien conservés, des soubassements à la couverture, qui fournissent un témoignage exceptionnel sur le début de l'urbanisation en Syrie du nord.
Chantier E :
Les fouilles conduites sur le chantier E (XVe-XIIe siècles av. J.-C.) ont permis la mise au jour d'un quartier d'habitations de l'âge du bronze récent (XIVe siècle av. J.-C.). Un matériel céramique considérable constitué de tous les types de poteries a été dégagé. Ce matériel constitue une collection de référence pour l'étude de l'occupation du site à cette période. Dans ce secteur, a été dégagé un habitat qui témoigne d'une occupation médio-assyrienne (XIe siècle av. J.-C.).
Chantier F :
Les fouilles conduites sur le chantier E (XVe-XIIe siècles av. J.-C.) ont permis la mise au jour d'un quartier d'habitations de l'âge du bronze récent (XIVe siècle av. J.-C.). Un matériel céramique considérable constitué de tous les types de poteries a été dégagé. Ce matériel constitue une collection de référence pour l'étude de l'occupation du site à cette période. Dans ce secteur, a été dégagé un habitat qui témoigne d'une occupation médio-assyrienne (XIe siècle av. J.-C.).
Chantier G :
Dans ce secteur ont été mises au jour des tablettes d'argile assyro-araméennes (VIIe siècle av. J.-C.) écrites en caractères cunéiformes assyriens et en caractères alphabétiques araméens. Ces archives sont celles d'un homme d'affaire araméen qui traite avec des officiels du palais assyrien de Til Barsip situé à environ 20 kilomètres de Tell Shiukh Fawqani. Cette découverte est particulièrement intéressante compte tenu de la rareté de ce type de document.
Chantier H :
Dans ce secteur a été découverte une vaste nécropole à incinération (XIIe-VIIe siècles av. J.-C.) témoignant d'une pratique funéraire inhabituelle dans un contexte mésopotamien, la crémation plutôt que l'inhumation. Ainsi, cette pratique révèle l'existence d'une double culture, mésopotamienne et anatolienne. Le bon état de conservation des sépultures (amas osseux et matériel d'accompagnement) a permis une étude anthropologique poussée. La publication de cette nécropole, sous la forme d'une monographie, est actuellement en cours.

Les archives de fouilles versées en 2005-2006 sont issues des cinq premières campagnes conduites entre 1994 et 1998 et dont les résultats ont été publiés en 2005.

Mission archéologique franco-syrienne de Khirbet el Umbashi

  • FRAEPMSHRG-MAKU
  • Collectivité
  • 1991-1997

La Mission archéologique franco-syrienne de Khirbet el Umbashi (Syrie) a été dirigée par Frank Braemer, directeur de recherche au CNRS, membre de l'UPR 7541, ERA n°20 du CRA de 1989 à 1992 puis directeur adjoint du Centre de recherches archéologiques (Valbonne) entre 1993 et 1997.
Les résultats des fouilles ont été publiés en 2004 :
BRAEMER Frank, Jean-Claude ÉCHALLIER, Ahmad TARAQJI dir., "Khirbet al Umbashi. Villages et campements de pasteurs dans le "désert noir" (Syrie) à l'âge du Bronze. Travaux de la mission conjointe franco-syrienne 1991-1996", Beyrouth, Institut Français du Proche-Orient, 2004.

Mission archéologique franco-jordanienne à Iraq al-Amir

  • FRAEPMSHRG-MAFJI
  • Collectivité
  • 1976-1987

En mai 1976, Ernest Will, directeur de l'Institut français d'archéologie de Beyrouth, entreprend la fouille de l'édifice dit Qasr el'Abd à Iraq al-Amir, avec l'appui du service archéologique jordanien et, plus particulièrement, du Dr Fawsi Zayadine. Cet édifice est un palais d'époque hellénistique (IIe siècle av. J.-C.) unique en son genre.
Les fouilles du palais sont menées jusqu'en avril 1980. E. Will confie à François Larché, l'étude architecturale, la restitution et la restauration du monument. Les travaux conduits jusqu'en juin 1987, aboutiront à la reconstruction matérielle du bâtiment (rez-de-chaussée et une partie de l'étage).
Parallèlement, François Villeneuve, en poste à l'Institut Français d'Archéologie du Proche-Orient, est responsable de deux opérations conduites aux alentours du Palais, entre 1980 et 1987 : inventaire et fouilles du village d'Iraq al-Amir et des grottes hellénistiques ; prospections de 10 kilomètres autour du site.

Mission archéologique franco-jordanienne de Tell Abu Hamid

  • FRAEPMSHRG-MATAH
  • Collectivité
  • 1985-1992

Tell Abu Hamid est un village néo-chalcolithique, situé sur la rive orientale du Jourdain entre le lac de Tibériade et la mer Morte. Il fut découvert en 1975 par une équipe jordano-américaine et reconnu comme un site majeur de la Vallée du Jourdain. Menacé par le développement des travaux agricoles, le site est fouillé à partir de 1985 à la demande du département des Antiquités de Jordanie. Sous la direction conjointe de Geneviève Dollfus et du Professeur Zeidan Kafafi (Yarmouk University), la mission franco-jordanienne conduit cinq campagnes de fouilles jusqu'en 1992. Puis des campagnes d'étude du matériel archéologique sont organisées jusqu'en 2007.

La mission a bénéficié principalement du soutien du ministère français des Affaires étrangères, du CNRS, de l'université de Yarmouk et du département des Antiquités de Jordanie.

La chronologie du site s'échelonne de la fin du 6e millénaire à 3600 av. J.-C. Trois phases principales ont été reconnues :

  • A l'origine (5200-4800), le village est occupé par des groupes d'éleveurs et de cultivateurs vivant dans des huttes semi-enterrées, les bassins et les foyers se trouvant à l'extérieur. Ces habitations sont ensuite remplacées par des maisons de forme ronde ou ovale. Vers 4700 av. J.-C., elles semblent avoir été abandonnées mais le site continue d'être occupé par des groupes plus mobiles.

  • Dans la deuxième moitié du Vème millénaire (4600-4300 av. J.-C.) Abu Hamid devient un village aux maisons construites en brique crue, formées de deux espaces : l'un à usage d'habitation comportant au moins une grande pièce rectangulaire, l'autre à usage de réserve. A l'intérieur, les murs sont enduits de plâtre et parfois décorés. Les bassins et les foyers sont situés à l'extérieur. La poterie montre qu'il existait des liens avec la Syrie du Nord et l'Anatolie méridionale.

  • Aux alentours de 4000-3800 av. J.-C., le village s'agrandit. Il couvre environ 6 hectares au début du IVème millénaire. Les habitations, dont certaines reposaient sur des soubassements en pierre, étaient largement espacées. Le village ne comprenait pas de mur d'enceinte et devait donner sur des champs de céréales, de légumineuses et d'oliviers. Durant cette période, la culture matérielle montre qu'il existait des liens étroits avec le Djaulan, le Hauran et le Neguev.

Le village est abandonné vers 3600 av. J.-C.

Mission archéologique franco-indienne de Delhi

  • FRAEPMSHRG-MAFI
  • Collectivité
  • 1982-1988

La Mission archéologique franco-indienne de Delhi a été fondée en 1982 par Henri-Paul Francfort qui l'a dirigée jusqu'en 1988. Sa création est liée à la fermeture de la Délégation archéologique française en Afghanistan au moment de l'invasion soviétique en 1982. En 1990, la Mission devient le Centre de sciences humaines (CSH).

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